L’acceptation comme porte vers la guérison

Nous parlons de plus en plus de la nécessité du travail sur soi pour amener à plus de bonheur pour nous-mêmes et pour les autres : éducation bienveillante, communication non violente, écoles alternatives, respect des animaux, plus de cohésion sociale dans les entreprises, valeurs écologiques et humanistes en développement, etc.

En effet, comment pouvons-nous construire des relations matures, des structures solides, un environnement harmonieux si la douleur et la peur nous dirigent encore ? Comment espérer être heureux si nous détruisons la nature, si nous jugeons les autres, si nous ne nous aimons pas, si nous ne prêtons pas attention aux conséquences de nos actes ? Comment créer une réalité collective paisible si nous sommes en guerre avec nous-mêmes et avec les autres ?

De ce constat, nous avons chacun notre propre chemin vers notre guérison, dans la modulation de notre travail intérieur et pour nous connecter au réel sens de l’existence. Le sens de notre vie sur Terre n’est pas d’atteindre des objectifs individualistes, de vivre une vie déconnectée dans l’illusion du confort matérialiste, de la sécurité basée sur la peur et du divertissement, tel qu’encouragés par ceux qui ont intérêt à diviser l’humanité et la rendre ignorante, affaiblie et déconnectée de la vérité qui l’habite au sein de son propre corps.

Le réel but de l’existence est de pouvoir trouver la paix et l’harmonie profonde dans le souhait de prendre soin de la vie dans son ensemble, de participer à créer la beauté et l’harmonie au sein de la création. Notre plus grande joie réside dans le partage. C’est en considérant que chaque forme de vie à la même valeur que nous-mêmes, qu’elle a son rôle dans l’expression de la Source divine / Dieu, ainsi que par le respect et la révérence devant la magie de la création sous toutes ses formes, que nous pouvons réellement être en union avec elle et participer donc à cet objectif.

Nous vivons dans une époque unique dans toute l’histoire de l’humanité, et si nous avons ce souhait sincère et profond de travailler sur nous-mêmes, il nous sera montré via des situations ou des expériences quels sont les endroits où ne vibrons pas encore l’harmonie. Rien n’est un hasard, mais le reflet de notre structure intérieure. Ces expériences peuvent parfois nous paraître difficiles, voire impossible à surmonter si nous sous-estimons notre force et notre pouvoir. Mais si nous en tirons les conclusions adaptées, nous verrons notre vie profondément transformée.

Le chemin vers la vérité de notre être profond n’est pas un chemin facile et ainsi nous pouvons vite nous voir découragés devant l’ampleur du travail à accomplir. D’autant plus que notre mental cherchera tous les moyens de contrôler la situation et de se projeter dans le futur. Mais plus nous chercherons à contrôler notre environnement, plus nous souffrirons de ne pas y arriver. Car tout bouge en permanence. Tout le challenge est de suivre le flux naturel du divin, en nous abandonnant au processus, de construire la confiance avec ce flux quoi qu’il arrive. C’est cela la véritable sécurité.

Notre mental peut donc chercher à atteindre des objectifs, comme d’incarner plus de sagesse ici ou là, et ensuite nous pouvons rentrer dans des schémas de déception de ne pas réussir à avoir atteint cet objectif dans les situations visées. Formuler des objectifs est important pour donner une direction à nos actions mais il est important de rester dans l’amour inconditionnel avec nous-mêmes quoi qu’il arrive. Les objectifs que nous nous fixons sont-ils également réalistes et réellement adaptés à nos capacités du moment ?

De ma propre expérience, j’ai remarqué que j’étais parfois en lutte intérieure contre les énergies négatives que je pouvais ressentir : colère, peur, honte, culpabilité… Et plus je me battais contre, plus je souffrais. J’étais en violence contre moi-même, cherchant à les étouffer, et je tournais en boucle, m’en voulant de ne pas y arriver. Ces énergies étant le résultat de douleurs intérieures non résolues, elles servaient de portail nuisible à toutes sortes d’entités voulant m’accabler encore plus et me fatiguer.

Après plusieurs jours de lutte contre une peur spécifique, et suite à une méditation, j’ai décidé un jour d’accepter la situation. J’ai décidé de ne plus avoir peur de ma peur, de ne plus avoir peur des interférences que je sentais dans mon champ. De voir cette peur non pas comme quelque chose à détruire, ou à étouffer, mais comme une messagère qui cherchait à être entendue. Et j’ai ressenti un immense soulagement intérieur. Je m’acceptais enfin comme j’étais sans chercher à être autrement que je pouvais l’être à ce moment-là.

Je ne dis pas qu’il faille rester passif, mais commencer par nous autoriser à ne pas être parfait, nous autoriser à avoir encore ces parts d’ombres en nous qui méritent attention pour être guéries. Nous ne pouvons pas incarner notre être christique du jour au lendemain, nous y allons marche après marche. C’est cela être dans l’amour inconditionnel avec nous-mêmes. Comme le sont nos équipes sur les autres plans avec nous. Comme l’est Dieu / la Source divine avec nous.

Ainsi, en acceptant cette peur en moi, j’ai pu observer de manière beaucoup plus fluide sa véritable origine et donc commencer à travailler réellement en profondeur sur les causes de son expression dans ma vie.

De plus, je pense qu’il est important d’accepter que nous n’avons pas conscience de tout ce qu’il se passe pour nous sur les autres plans. Nous n’avons pas notre ADN complètement actif, notre pleine mémoire sur nos vies parallèles et passées, nous n’avons pas forcément toujours conscience de nos traumas enfouis, d’être connectés à des douleurs collectives, à l’intelligence artificielle impulsée sur Terre, d’avoir des liens avec des entités de diverses origines et à toutes les structures inorganiques auxquelles nous pouvons être connectés. Ainsi, il est important de cultiver la patience et la bienveillance avec nous-mêmes par rapport à tout ce que nous voyions de sombre en notre être. Nous sommes guidés et protégés dans ce processus et la priorité est de construire une réelle confiance en Dieu / la Source divine qui nous pousse à évoluer.

Ce travail ne peut pas se faire si nous nous laissons submergés par la peur. Il ne peut se faire que dans le calme, lorsque nous nous dés-identifions de ces douleurs, et que nous les comprenons comme étant en nous mais tout en sachant qu’elles ne sont pas nous. Elle s’expriment par notre corps de douleur, l’égo négatif, qui est une structure qui doit être démantelée si nous souhaitons réellement trouver l’alignement avec notre être divin.

C’est en cela pour moi, que l’acceptation est une porte vers la guérison. Nous trouvons derrière cette porte les clés et les mémoires qui ont besoin de refaire surface et de nous parler. Ce n’est pas en fermant la porte à double clé que nous trouverons les réponses, mais c’est en laissant l’énergie circuler.

Puissent la paix et l’amour pour nous-mêmes nous guider vers notre guérison,

Laura


Pureté Générosité Patience Gentillesse Discipline Consistance Humilité

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AM

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